De Hong Kong à Jakarta, voici le récit que nous avons choisi de transmettre à nos familles et à nos amis.
Une relation construite dans la durée
Les autres entrées correspondent notamment à des médias, documents, événements système et appels sans durée exploitable. La participation est presque parfaitement équilibrée : 18 919 entrées d’un côté et 18 592 de l’autre.
Chapitre IAvant le « nous »
Avant de se rencontrer, Adrien et Luci avaient déjà construit deux vies autonomes. Adrien avait grandi en Savoie, dans un univers où compter sur sa famille, bâtir et réparer occupent une place importante. Son parcours professionnel l’avait conduit vers l’énergie solaire et vers l’envie de créer un foyer stable.
Luci venait de Lampung. Après une première expérience dans le domaine de la santé et de l’administration, elle avait choisi de partir travailler à Hong Kong. Cette expérience à l’étranger avait renforcé son indépendance, sa capacité d’adaptation et son attachement à sa famille indonésienne.
Leurs parcours étaient différents, mais ils partageaient déjà trois fondations : le sens des responsabilités, l’importance de la famille et une foi catholique appelée à accompagner leurs décisions.
Chapitre IILe 4 novembre et les premiers mots
Le 4 novembre 2025 est la date qu’ils retiennent ensemble comme le début de leur relation. Les premières conversations conservées commencent le 17 novembre. Une confusion entre les mots anglais « kiss » et « keys » devient rapidement l’un de leurs premiers souvenirs communs.
Ils ne parlaient pas encore la langue maternelle l’un de l’autre. Ils ont donc construit leur complicité avec l’anglais, les traductions, les messages vocaux et de longs appels vidéo. La distance rendait chaque réponse importante, mais l’humour leur permettait de ne pas rendre cette relation pesante.
Avant même leur première rencontre physique, ils parlaient déjà sérieusement de famille, de foi, de mariage et des documents nécessaires à une union franco-indonésienne. Ces projets n’effaçaient pas la prudence : ils donnaient simplement une direction à leur relation.
Chapitre IIIHong Kong : la première rencontre
En décembre 2025, environ un mois après le début de leur histoire, Adrien rejoint Luci à Hong Kong. La première rencontre fait passer leur relation de l’écran à la vie quotidienne : marcher ensemble, partager des repas, découvrir le rythme de l’autre et vérifier que la complicité des appels existe aussi en face à face.
C’est pendant ce séjour qu’Adrien demande Luci en mariage et lui offre une bague. Ils se souviennent tous les deux de cette décision comme d’un engagement pris ensemble, après des échanges très intenses et plusieurs jours partagés à Hong Kong.
Le séjour se termine le 11 décembre. La séparation est difficile, mais elle confirme surtout qu’ils veulent organiser la prochaine rencontre et avancer concrètement vers le mariage.

Chapitre IVLe premier Noël et le passage vers 2026
Après Hong Kong, la relation à distance reprend. Ils vivent leur premier Noël séparément, entre la France et Hong Kong, tout en échangeant chaque jour. Les mots « ma vie » et « ta vie » laissent progressivement place à « notre vie ».
À la fin de l’année, Luci réfléchit à la décision de quitter son emploi à Hong Kong pour revenir en Indonésie. Ce choix représente un changement professionnel important. Il est discuté à deux, avec l’idée que le mariage doit permettre à chacun de conserver sa dignité, ses compétences et ses liens familiaux.
Le passage à 2026 est marqué par une prière commune : demander la force de traverser la distance, les changements et les démarches sans perdre la simplicité de leur lien.
Chapitre VJanvier : apprendre à penser « notre maison »
En janvier, le projet devient familial. La mère de Luci donne sa bénédiction; les proches français découvrent davantage Luci; et la maison d’Adrien commence à être appelée « notre maison ». Ce vocabulaire révèle un engagement concret : il ne s’agit plus seulement d’attendre le prochain appel, mais de préparer un quotidien commun.
Ils choisissent les alliances, discutent des tenues, de la réception et des cadeaux à apporter entre les deux familles. Ils envisagent d’abord une date en juillet, tout en sachant que la disponibilité de l’église et les formalités devront être confirmées.
Ces conversations mêlent des sujets très pratiques et de petites attentions. C’est précisément cette alternance — décisions importantes, plaisanteries et gestes ordinaires — qui donne sa continuité à leur histoire.
Chapitre VIFévrier : tenir la distance et préparer le choix
En février, le départ professionnel de Luci se précise. Le couple organise son retour à Jakarta et prépare déjà la visite d’Adrien en Indonésie. Leur première Saint-Valentin se déroule à distance, avec les mêmes outils que les autres jours : messages, appels, photos et vidéos.
Ils parlent aussi de la vie après le mariage : apprendre davantage le français, trouver un équilibre professionnel pour Luci et créer des habitudes communes. Les projets ne sont pas présentés comme des promesses abstraites; ils deviennent des tâches à accomplir, étape après étape.
Leur façon de communiquer continue d’évoluer. Ils corrigent les malentendus avec patience et développent un mélange de français, d’anglais et d’indonésien qui appartient à leur couple.
Chapitre VIIQuitter Hong Kong, revenir en Indonésie
En mars, Luci termine son travail à Hong Kong et revient à Jakarta. Ce retour la rapproche de sa famille et lui permet de préparer les documents religieux et civils nécessaires au mariage. Les futurs époux réunissent les pièces demandées et répondent aux questions de préparation au mariage.
Adrien arrive à Jakarta le 17 avril. Du 17 avril au 7 mai, il partage le quotidien de la famille de Luci, rencontre ses proches et participe avec elle au MRT, la préparation catholique au mariage. Cette période donne au projet une dimension familiale et spirituelle plus concrète.
Le départ du 7 mai est chargé d’émotion. Cette séparation n’est plus celle de deux personnes qui se connaissent à peine : elle intervient après trois semaines de vie familiale partagée et renforce leur volonté d’achever les préparatifs.
Chapitre VIIITransformer l’amour en projet de vie
Au printemps, les préparatifs s’intensifient. Le couple choisit le 12 juillet, jour de l’anniversaire de Luci, pour la cérémonie catholique. Les témoins, les vêtements, le déroulé de la célébration, la réception et les documents avancent en parallèle.
Les démarches françaises avaient commencé avant le mariage. Entre le 25 et le 31 mai, Adrien et Luci cherchent à comprendre les délais et à transmettre les pièces demandées, tout en coordonnant de façon transparente la préparation religieuse avec les autorités concernées.
Le projet de vie commune se précise aussi : un logement en France, l’apprentissage du français et une activité professionnelle permettant à Luci de valoriser son expérience internationale. L’idée d’un « Luci Asia Desk » naît comme une piste pour créer un lien professionnel entre l’Europe et l’Asie.

Chapitre IXRetour à Jakarta et dernière ligne droite
Adrien revient à Jakarta le 30 juin. Les retrouvailles ouvrent une période courte et très dense : répétition à l’église le 4 juillet, derniers rendez-vous, vérification des tenues, coordination avec les familles et organisation de la réception.
Une veille de mariage déjà mouvementée
Le 11 juillet, après les derniers préparatifs et un temps de confession, ils rejoignent l’hôtel. Ils avaient réservé une petite chambre et une chambre moyenne afin d’être déjà sur place lorsque les maquilleuses arriveraient à 7 h 30 le lendemain. Sur le papier, cela devait suffire.
Mais presque toute la famille finit par les rejoindre. Il faut louer une grande chambre supplémentaire et, malgré cela, la place manque toujours. Le père de Luci et son beau-frère choisissent finalement de retourner dormir à la maison. Cette première improvisation annonce assez bien la journée à venir : beaucoup d’organisation, une famille très présente et un planning obligé de s’adapter à la réalité.
La nuit est courte. Luci pense encore à tout ce qui doit fonctionner, tandis qu’Adrien essaie surtout de se reposer. Le lendemain sera à la fois le jour de leur mariage et l’anniversaire de Luci.
Avant même le début de la cérémonie, la chambre devenue trop petite était déjà entrée dans l’histoire familiale.
Chapitre XLe 12 juillet 2026
Un réveil dans l’agitation
Le matin du 12 juillet commence peu avant l’arrivée des maquilleuses. Luci est naturellement stressée : elle pense aux horaires, aux familles, aux tenues et à tout ce qui pourrait encore être oublié. Pendant que les longues séances de préparation commencent, Adrien descend prendre son petit-déjeuner avec la mère, le frère et la sœur de Luci.
Puis il attend son tour. Et attend encore. Lorsqu’il s’assoit enfin devant la maquilleuse, sa préparation dure environ cinq minutes — un contraste qui le fait beaucoup rire après avoir vu les femmes se préparer pendant des heures.
Tout le monde finit par être prêt à partir. Personne ne sait encore que Luci et Adrien sont tous les deux en train de tomber malades.

À l’église
Dès que la cérémonie commence, une grande partie du stress retombe. Luci peut enfin cesser de surveiller l’organisation et vivre pleinement le moment. Devant Dieu, leurs familles et leurs témoins, ils échangent leurs consentements et leurs alliances.
C’est aussi à l’église que le nez d’Adrien commence à couler. Il comprend qu’il est en train d’attraper un rhume; Luci commence elle aussi à se sentir malade dans la journée. Le moment est mal choisi, mais cette contrariété devient presque secondaire : ils sont ensemble, entourés de leurs familles, et ils sont en train de se marier.
Deux heures pour reprendre son souffle
Après la cérémonie, ils retournent à l’hôtel pendant environ deux heures. Adrien récupère comme il peut avec son rhume naissant. Pour Luci, la pause est moins reposante : elle doit déjà recommencer le maquillage et se préparer pour la réception.
La réception
Luci a organisé la réception avec beaucoup de soin. Dès leur arrivée, les photographes prennent les mariés en charge et ne les lâchent presque plus pendant trois heures. Bien que des invités soient installés à leur table, Luci et Adrien ont à peine le temps de manger avec eux entre les photos, les déplacements et les différents moments de la soirée.
Une petite scène résume parfaitement cette journée : leur premier repas de jeunes mariés commence par le dessert. Ni entrée ni plat principal, mais un tiramisu — heureusement excellent. Au milieu du stress, de la fatigue et des appareils photo, cette entorse au programme les fait rire.
Notre premier repas de jeunes mariés a commencé par un tiramisu. Ce n’était pas prévu, mais c’était très bon.



Une journée imparfaite et pleinement la leur
Cette journée n’a pas été parfaitement calme et n’a pas suivi chaque ligne du planning. Elle a été vivante : une chambre trop petite, une famille nombreuse, cinq minutes de maquillage pour Adrien, deux rhumes arrivés au pire moment, des photographes infatigables et un repas commencé à l’envers.
Mais tout ce qu’ils avaient préparé pendant des mois est devenu réel en une seule journée. Ils se sont mariés. Avec le recul, les imprévus ne diminuent pas la beauté du souvenir; ce sont précisément les anecdotes qu’ils savent déjà qu’ils raconteront encore dans plusieurs années.
Chapitre XILes premiers jours comme mari et femme
Les jours suivants permettent enfin de ralentir. Ils revoient les photos, remercient leurs proches et partent quelques jours au Vietnam. Ce voyage est leur première parenthèse comme époux, après des mois dominés par les rendez-vous et les préparatifs.
Le 26 juillet, Adrien doit rentrer en France. La distance recommence, mais leur lien a changé : ils ne préparent plus le mariage, ils organisent désormais la vie après le mariage.
Les appels et les messages continuent chaque jour. Ils servent à partager le quotidien, à poursuivre les démarches et à préparer la prochaine période réellement vécue sous le même toit.

Chapitre XIIConstruire l’après-mariage
Les démarches françaises ont été engagées avant la cérémonie. Le traitement du CCAM a duré environ quatre mois, alors que le mariage catholique était prévu trois mois après le lancement de la demande. Adrien a donc demandé à sa mairie une attestation de célibat pour compléter les pièces sollicitées dans la démarche locale, sans que cette attestation remplace le CCAM français. Le CCAM est finalement reçu le 27 juillet 2026, après la cérémonie religieuse du 12 juillet. Les formalités civiles, la transcription et les autres étapes administratives se poursuivent ensuite auprès des autorités compétentes. Cette chronologie est présentée telle qu’elle s’est déroulée, sans remplacer les documents officiels.
Leur objectif est une vie commune en France, dans un logement préparé pour les accueillir tous les deux. Luci poursuit son apprentissage du français et réfléchit à la manière de prolonger son parcours professionnel. Adrien prépare l’accueil et les conditions pratiques d’une installation durable.
Ils préparent également leur voyage de noces au Japon et les prochains moments familiaux. Ces projets donnent un horizon heureux, mais leur priorité reste de transformer la relation à distance en quotidien partagé.
Chapitre XIIICe que notre histoire raconte déjà
Leur histoire parle de distance, mais surtout de continuité. Entre novembre 2025 et août 2026, les conversations ne se limitent pas aux déclarations d’amour : elles montrent des décisions prises ensemble, des familles progressivement réunies, des séjours partagés et un projet de foyer.
Elle parle aussi de traduction. Le français, l’indonésien et l’anglais ne produisent pas toujours les mêmes nuances. Ils ont appris à vérifier ce qu’ils avaient compris, à rire des erreurs et à ne pas confondre une phrase imparfaite avec une intention imparfaite.
Enfin, leur histoire parle de deux pays qui ne doivent pas s’effacer. Leur maison portera des habitudes de Savoie, des saveurs d’Indonésie, leur foi, leurs souvenirs de Hong Kong et de Jakarta, ainsi que la place de chacune de leurs familles.
ÉpilogueLa maison entre deux pays
Ils ne connaissent pas encore toutes les pages suivantes. Ils connaissent cependant la direction : vivre ensemble, protéger les liens familiaux des deux côtés, permettre à Luci de garder ses racines et construire un foyer où leurs deux langues auront leur place.
Un jour, les « good morning » arriveront du même fuseau horaire et « our home » ne sera plus un projet : ce sera leur vie ordinaire.
Nos séjours ensemble
| Période | Lieu | Durée calendaire |
|---|---|---|
| 4–11 décembre 2025 | Hong Kong | 8 jours |
| 17 avril–7 mai 2026 | Jakarta | 21 jours |
| 30 juin–26 juillet 2026 | Jakarta et Vietnam | 27 jours |
| Total | 56 jours | |
Étapes officielles et familiales
| Date | Étape |
|---|---|
| Décembre 2025 | Premières recherches sur les documents franco-indonésiens |
| Mars 2026 | Préparation du dossier canonique et des pièces civiles |
| 18–19 avril 2026 | Préparation catholique au mariage (MRT) |
| Mai–juin 2026 | Coordination des témoins, documents et rendez-vous |
| 12 juillet 2026 | Mariage catholique |
| 27 juillet 2026 | Réception du CCAM |
| Depuis juillet 2026 | Poursuite des formalités civiles et françaises |
Sources de ce récit
Ce récit destiné à nos familles s’appuie sur nos souvenirs communs, deux archives de conversations, les photographies et les documents préparés pour notre mariage. Par pudeur, nous avons retenu les événements utiles à la compréhension de notre parcours sans publier nos échanges privés.
Les chiffres proviennent de la fusion des deux archives après suppression des doublons exacts. Un graphique mensuel pourra être ajouté lorsque les exports bruts auront été retraités mois par mois.
Cette page reste accessible par son adresse, mais elle n’est plus proposée à l’indexation des moteurs de recherche afin de protéger notre vie privée.
La suite n’est pas encore écrite
Notre vie en France, notre voyage de noces au Japon et les souvenirs à venir continueront d’enrichir cette histoire.