L’essentiel en 30 secondes
- 🧭Il n’existe pas un dossier de mariage : il y a un dossier pour la France (le consulat), un pour l’Indonésie (l’Église, le KUA ou l’état civil) et parfois un contrat de mariage chez un notaire.
- ⏳Commencez 9 à 12 mois avant la date : le certificat de capacité à mariage (CCAM) a demandé environ quatre mois dans notre cas.
- 📝Après la cérémonie : enregistrement civil en Indonésie, puis transcription du mariage sur les registres français. C’est elle qui ouvre la porte au livret de famille et au visa.
1. Côté français : le certificat de capacité à mariage
Un Français qui se marie à l’étranger demande d’abord un certificat de capacité à mariage (CCAM) au consulat de France compétent (pour l’Indonésie, l’ambassade de France à Jakarta). Le consulat vérifie que rien ne s’oppose au mariage, publie les bans et peut organiser un entretien avec les futurs époux.
Prévoyez des pièces récentes (acte de naissance, justificatifs d’identité et de domicile) et des traductions faites par un traducteur assermenté pour les documents indonésiens. Le délai dépend du consulat et de la période : renseignez-vous dès que la date approximative est connue.
2. Côté indonésien : le mariage, puis son enregistrement
En Indonésie, le mariage est célébré selon la religion des époux (loi n° 1 de 1974 sur le mariage), puis enregistré par l’État :
- pour un mariage musulman, au KUA (Kantor Urusan Agama), qui célèbre et enregistre ;
- pour les autres religions (catholique, protestante, hindoue, bouddhiste…), la cérémonie religieuse est suivie d’un enregistrement au Dukcapil (Catatan Sipil, l’état civil), qui délivre l’acte de mariage.
Pour notre mariage catholique, la paroisse demandait aussi une préparation au mariage, un dossier canonique et des témoins répondant à ses règles. Les exigences varient d’une paroisse et d’une ville à l’autre : demandez la liste écrite très tôt.
3. Le contrat de mariage (perjanjian perkawinan)
Beaucoup de couples franco-indonésiens signent chez un notaire un contrat de séparation des biens (perjanjian perkawinan, souvent appelé pisah harta). En Indonésie, il peut être conclu avant ou pendant le mariage, puis il doit être enregistré.
La raison la plus citée : sans ce contrat, le conjoint indonésien marié à un étranger peut perdre la possibilité de détenir certains droits fonciers (hak milik), réservés aux citoyens indonésiens. Chaque situation est différente : parlez-en à un notaire avant la cérémonie.
4. Après la cérémonie : faire reconnaître le mariage en France
Une fois l’acte de mariage indonésien obtenu (et légalisé ou apostillé selon les règles du moment), le mariage est transcrit sur les registres de l’état civil français par le consulat. La transcription permet d’obtenir le livret de famille, et elle est indispensable pour la suite : visa du conjoint, titre de séjour, démarches en France.
Nos conseils, en vrai
- 📅Faites un planning à rebours depuis la date du mariage : notre guide le calcule pour vous.
- 📑Gardez originaux, copies et traductions dans un même classeur, et vérifiez la date de validité de chaque document.
- 💬Demandez aux couples qui sont passés par là : les délais réels changent selon les villes.
Sources officielles à vérifier
- Ambassade de France en Indonésie — état civil
- France Diplomatie — se marier à l’étranger
- Loi indonésienne n° 1 de 1974 sur le mariage (JDIH)
Les règles changent : vérifiez toujours sur les sites officiels avant une démarche. Cet article partage notre expérience et ne remplace pas un conseil juridique.